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Questions Fréquentes sur La Séance d'Installation
Au début de la séance, le conseil municipal désigne l'un de ses membres pour agir en tant que secrétaire.
- La tradition du benjamin : L'usage veut que ce rôle revienne au plus jeune des élus présents.
- L'appui administratif : Si les services de la mairie apportent une aide technique à la rédaction, la responsabilité juridique du procès-verbal incombe exclusivement à l'élu désigné.
- La signature : Le secrétaire doit veiller à la transcription fidèle des débats et des incidents de séance avant de signer le registre officiel avec le Maire.
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Le conseiller le plus âgé parmi les membres présents préside la séance dès son ouverture.
- Une présidence de transition : Son autorité est strictement limitée à la direction des débats nécessaires à l'élection du Maire. Sa mission prend fin dès la proclamation des résultats de ce premier scrutin.
- Une neutralité obligatoire : Le doyen d’âge ne peut pas prononcer de discours politique partisan, ni engager de débats sur d'autres dossiers en cours.
- La solennité : Cette présidence garantit la neutralité du passage de relais républicain entre l’ancienne et la nouvelle équipe.
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Oui, le vote par procuration est autorisé (Art. L2121-20 du CGCT), mais sous certaines conditions strictes.
- La règle du mandat : Un conseiller peut donner un mandat écrit à un collègue de son choix. Chaque élu présent ne peut porter qu'une seule procuration.
- Le piège du quorum : Pour que l’élection soit valide, la majorité des membres en exercice doit être physiquement présente. Les élus représentés par procuration ne comptent pas pour le calcul du quorum. Par exemple, pour un conseil de 15 membres, il faut au moins 8 élus présents physiquement autour de la table.
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L’ordre du jour de cette séance est strictement hiérarchisé par la loi pour garantir la validité des actes.
- L'installation de l'exécutif : Le conseil doit impérativement élire le Maire en premier lieu. C’est lui qui, une fois installé, préside officiellement la suite de la séance.
- La procédure : Ce n’est qu’après son élection que le conseil fixe par délibération le nombre d’adjoints, puis procède à leur élection.
- Le risque juridique : L’inversion de ces étapes constitue un vice de procédure majeur pouvant entraîner l’annulation de l’ensemble de la séance par le Tribunal Administratif.
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L’élection du Maire peut comporter jusqu'à trois tours de scrutin.
- Le passage à la majorité relative : Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue (plus de la moitié des suffrages exprimés) aux deux premiers tours, un troisième tour est organisé. Lors de ce dernier, la majorité relative suffit (le candidat ayant le plus de voix gagne).
- Le départage par l’âge : En cas d’égalité parfaite de suffrages au troisième tour, c'est le candidat le plus âgé qui est proclamé élu (Art. L2122-7 du CGCT). Ce critère objectif permet de trancher immédiatement tout blocage.
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Non. C'est une distinction essentielle pour valider l'élection dès le premier tour.
- Les suffrages exprimés : La majorité absolue se calcule uniquement sur la base des bulletins portant le nom d’un candidat.
- L’exclusion des blancs et nuls : Les enveloppes vides ou les bulletins raturés sont décomptés mais ne sont pas inclus dans le total servant à définir le seuil de la majorité.
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La loi impose des règles différentes selon la taille de la commune pour favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux fonctions exécutives.
- Communes de 1 000 habitants et plus : Les adjoints sont élus au scrutin de liste avec une obligation d’alternance stricte entre les sexes (un homme, une femme, ou inversement). Une liste qui ne respecte pas cette alternance est irrecevable.
- Communes de moins de 1 000 habitants : Cette obligation de liste paritaire ne s’applique pas. Les adjoints peuvent être élus individuellement ou par liste sans contrainte de sexe.
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Le conseil municipal détermine librement ce nombre lors de la séance d’installation, dans le respect d'un plafond légal.
- La limite des 30 % : Le nombre d’adjoints ne peut excéder 30 % de l’effectif légal du conseil municipal (Art. L2122-2 du CGCT). Par exemple, pour un conseil de 15 membres, vous pouvez avoir au maximum 4 adjoints.
- La souplesse : La municipalité peut décider de créer moins d'adjoints que le maximum autorisé afin de conserver une marge de manœuvre pour la suite du mandat.
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Le tableau classifie les membres du conseil selon une hiérarchie protocolaire et fonctionnelle définie par l'article L2121-1 du CGCT.
- L'ordre de nomination : Le Maire occupe la première place, suivi des adjoints selon leur ordre d'élection (1er adjoint, 2ème adjoint, etc.).
- Le rang des conseillers : Ils sont ensuite classés par ancienneté de mandat. À ancienneté égale, c’est le candidat ayant obtenu le plus de suffrages qui prime, et enfin le plus âgé en cas d'égalité de voix.
- La suppléance : Cet ordre est crucial car il désigne automatiquement qui doit remplacer le Maire en cas d’absence ou d'empêchement.
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La lecture de la Charte et la remise de sa copie à chaque conseiller sont des formalités obligatoires (Art. L1111-1-1 du CGCT).
- Sur le plan juridique : Si cet oubli n’annule généralement pas les élections, il constitue une irrégularité que le contrôle de légalité de la Préfecture peut relever.
- Sur le plan symbolique : Ce moment marque l'engagement éthique des élus. Chaque conseiller doit obligatoirement en recevoir une version papier ainsi que les extraits du CGCT relatifs à l'exercice de son mandat lors de cette séance.
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Oui, un élu conserve le droit de renoncer à son mandat à tout moment, y compris lors de la séance d'installation.
- La procédure : La démission doit être adressée par écrit au Maire (ou au doyen d’âge si le Maire n'est pas encore élu).
- L’effet : La démission est immédiate. Elle doit être mentionnée au procès-verbal de séance pour permettre le remplacement de l'élu par le suivant sur la liste ou le premier non-élu, selon le mode de scrutin de la commune.
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Bien que la question soit souvent abordée plus tard, le cadre est posé dès l'installation.
- Le délai : Le conseil municipal doit voter les indemnités de fonction dans les trois mois suivant son installation.
- La transparence : Toute délibération sur les indemnités doit être accompagnée d'un tableau récapitulatif nominatif précisant les montants pour chaque élu.
- Le plafonnement : Les montants sont strictement encadrés par la loi en fonction du nombre d'habitants de la commune.
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